vendredi 20 mai 2011
Kunstenfestivaldesarts 011 - Dominique Roodthooft - SMATCH 2 - "push up daisies ( ou) manger des pissenlits par la racine "
Ce résumé n'est pas disponible. Veuillez
cliquer ici pour afficher l'article.
kunstenfestivaldesarts 011 - Mariano Pensotti - Sometimes I think, I can see you
Rue de Flandre en 2006, Mariano Pensotti proposait la Marea : tout au long de la rue, une histoire autour d'un motard, d'un couple ....L'année dernière, il était aux Tanneurs avec El pasado es un animal grotesco, toujours des individus, le temps qui passe, le monde qui entre dans les maisons...Le revoici dans le métro avec quatre écrivains ( Kenan Görgün, Jeroen Theunissen, Johan Reyniers, Christine Aventin). rendez-vous à la station Botanique, quatre écrans sont répartis sur les quais, usagers et spectateurs sont prêts à entrer dans la fiction. L'auteur est roi : l'une demande à un jeune homme en sweat rouge à capuche de se rapprocher d'un gamin également vêtu d'un sweat à capuche, proposant ce côte à côte comme un saut dans le temps pour l'un et l'autre. A l'autre bout du quai, on nous demande de nous rapprocher d'un homme, un grand artiste et le saluer comme tel. nous sommes invités à entrer dans la fiction que les auteurs dessinent. Les lunettes de soleil d'une jeune femme deviennent un objet extraordinaire : elles lui font voir les uns et les autres comme des êtres parfaits mais ça la lasse et ces lunettes ont encore d'autres pouvoirs. Et la jeune femme rit doucement de ce qu'il advient de cette paire de lunettes posée dans ses cheveux. là c'est un homme à l'air sérieux et on nous dit qu'il doit être prêtre ou alors, pour le pur plaisir de ce jeu, on conseille vivement à Charlotte, reconnue par l'auteure, de quitter le type qui est à ses côtés....Cet espace de fiction est un espace de rencontre, l'écriture nous envoie ailleurs, nous donne un autre rôle, s'amuse et nous dit que tout est possible même et surtout sur un quai de métro. le début d'un ailleurs, un jeu aussi proche de celui auquel il arrive qu'on se prête dans une rame de métro en observant les gens.
20, 21 de 20H à 22H . le 22 de 16H à 18H. FR/NL
20, 21 de 20H à 22H . le 22 de 16H à 18H. FR/NL
kunstenfestivaldesarts 011 - Jan Decorte/B'Rock - The Indian Queen - 14 mai
Première participation de Jan Decorte au Kunsten !
Aussi surprenant que ce soit, jamais Jan Decorte n'avait participé au Kunstenfestivaldesarts. Pour cet opéra de Purcell The Indian Queen, rien de la machinerie baroque mais la simplicité, pas d'orchestre dans la fosse mais sur scène. Indispensable à un spectacle de Jan Decorte, Sigrid Vinks a une présence douce et malicieuse. c'est elle qui dispose un à un sur le sol les quelques signes attribués aux personnages, c'est elle qui ira chercher chaque chanteur . Sans elle rien de possible, pas d'action...et c'est cette simplicité, ce minimalisme qui sied à merveille à cet opéra. A voir.
Aussi surprenant que ce soit, jamais Jan Decorte n'avait participé au Kunstenfestivaldesarts. Pour cet opéra de Purcell The Indian Queen, rien de la machinerie baroque mais la simplicité, pas d'orchestre dans la fosse mais sur scène. Indispensable à un spectacle de Jan Decorte, Sigrid Vinks a une présence douce et malicieuse. c'est elle qui dispose un à un sur le sol les quelques signes attribués aux personnages, c'est elle qui ira chercher chaque chanteur . Sans elle rien de possible, pas d'action...et c'est cette simplicité, ce minimalisme qui sied à merveille à cet opéra. A voir.
mardi 17 mai 2011
Kunstenfestivaldesarts 011 - René Pollesch - Ich schau dir in die Augen, gesellschaftlicher !
En 2005, on a pu découvrir le travail de René Pollesch à Bruxelles, au Kaaitheater avec Pablo in der Plusfiliale et au Kunsten avec Hallo Hotel.... ( en 2007, L'affaire Martin ...)
Il y a quelque chose de totalement jouissif et libre dans le théâtre de Pollesch, une forme post-dramatique dyonisiaque et un discours politique pertinent.
Avec Ich schau dir in die Augen, gesellschaftlicher ! (je te regarde dans les yeux, un lien d'éblouissement social !) on en revient au fondamental du théâtre : un acteur ( et quel acteur Fabian Hinrichs). Il ne se détache pas du choeur mais bien du public. et nous voilà parti pour interroger la relation scène/salle, pour questionner un art dans sa forme et sa modernité, dans sa fonction politique.
Une des questions, portée avec incandescence par Fabian Hinrichs, est celle de la théorie de l'interpassivité du philosophe autrichien Robert Pfaller (http://en.wikipedia.org/wiki/
L'acteur, lui, arpente la scène comme le lieu de tous les possibles. Il chante en s'accompagnant à la guitare, joue de la batterie ou au ping pong, invite sur un signe l'auditoire à le rejoindre, tout en offrant un texte d'une puissance ébranlante. Fabian Hinrichs a une présence et une qualité de jeu exceptionnelles.
Ich schau dir in die Augen, gesellschaftlicher ! est un spectacle poétique, troublant qui manifeste toute les forces du théâtre. René Pollesch & Fabian Hinrichs I love you !
dimanche 15 mai 2011
Kunstenfestivaldesarts 011 - Fabrice Murgia - Life : Reset. Chronique d'une ville épuisée - 12 mai
Fabrice Murgia n'arrête pas : il joue ( cinéma, télé, théâtre), met en scène ( cette saison : deux créations et un chantier) et manifeste une grande envie de devenir réalisateur. Dans ses spectacles ( du Chagrin des ogres à Dieu est un DJ) , il utilise la vidéo. Life : reset chronique d'une ville épuisée est un spectacle filmé. Le fil narratif s'inspire de concert à la carte de Kroetz ( mise en scène de Ostermeier avec Anne Tismer au festival de Liège 2005). Le sujet : l'ultra moderne solitude. On voit une jeune femme dans son appartement, seule et grave dans sa cuisine, elle jette un coup d'oeil à l'extérieur à travers des stores, chante sous la douche, sort pour se livrer à un karaoké, et vit virtuellement une histoire d'amour sur le mode avatar mais rien ne semble pouvoir la sortir de sa détresse à part quelques médicaments pour en finir. L'esthétique est inspirée par Gregory Crewdson, le "the" photographe en train de devenir la référence, en ce moment, pour divers metteur(e)s en scène. Moins que l'étrangeté, c'est la théâtralité qu'y a pris Fabrice Murgia.
Ce très jeune metteur en scène reproduit des univers et si techniquement, c'est très bien réussi, si l'esthétisme de la représentation peut emballer, il y manque la touche de la singularité tant dans la mise en scène que dans la réalisation vidéo. En matière de vidéo, les plasticiens font plus fort, le cinéma raconte autrement. D' autres points faibles sont la construction dramatique et l'utilisation du cliché ( notamment pour la chanson d'Abba en version opéra ) maladroites.Tous les efforts semblent concentrés sur la forme au détriment du fond, d'une adéquation entre celui-ci et une esthétique. Fabrice Murgia a de l'énergie et un certain savoir-faire, il lui reste à transformer ses inspirations.
jusqu'au 25 mai au Théâtre National . www.theatrenational.be
Kunstenfestivaldesarts 011 - 11 mai - Manah Depauw - Eden Central
Endless Medication ( KFDA 02) avait très agréablement surpris. Voilà quelqu'un qui n'a pas peur d'aller fouiller dans la chair, dans l'animalité. Rien d'aseptisé. Enfin le corps et les pulsions qui parlent ! Manah Depauw se sert d'éléments du conte et du mythe pour traiter des recoins de l'âme, c'est-à-dire, ce que la société demande de taire, de réprimer : pulsions,fantasmes, angoisses et tout ce qu'elles peuvent générer.
Dans un de ses précédents spectacles Johnson & Johnson, il y avait déjà de l'herbe bien verte, une histoire de chasseur qui joyeusement se passe mal, très mal. Avec Manah Depauw, il y a aussi un effet cathartique. Avec elle, on évacue, tout en riant, nos parts obscures, celles où notre animalité ne se laisse pas domestiquer par le surmoi. Les modes narratifs que Manah Depauw emploie, proches de la performance, des rites, ne renvoient pas à quelque happy ending ou quoi que ce soit d'un drame classique. Oui des choses terrifiantes peuvent se passer mais point de salut ! Manah Depauw déploie une esthétique qui emprunte aux jeux, à l'enfance, au travestissement, Dans Eden central, elle part d'un monde d'avant la civilisation ou plutôt de comment socialisation et civilisation transforment l'animal qu'est l'homme et quel est sa part animal dans ses comportements tribaux, dans ses moeurs, dans sa manière de marquer son territoire, de montrer son autorité. Manah Depauw nous propose un Eden central avec de belles images, de superbes et inventives réalisations dans les costumes, dans les objets. Le texte est drôle. il y a juste qu'on aurait aimé que le propos scénique aille plus loin, soit plus fort, plus trash, peut-être. Reste que la singularité de Manah Depauw vaut le détour.
jeudi 12 mai 2011
kunstenfestivaldesarts 011- 7 & 10 mai -Toshiki Okada - The sonic life od a geant tortoise & we are the undamaged others.
On a découvert avec bonheur Toshiki Okada lors de l'édition 2007 avec Five days in march. En, 2008, il revint avec Freetime et aiguisait toujours notre curiosité. A peu près à la même période, on découvrait en Belgique le travail d'Oriza Hirata ( auteur, metteur en scène, professeur, théoricien) dont il se revendique. Un de singularités d'Okada est la "chorégraphie" de ses acteurs, un geste, un mouvement, qui n'a rien à voir avec le propos tenu. pour un effet de décalé tout comme l'est la parole d'un personnage distribuée à divers comédiens. ce qui donne aussi de l'abstraction. " je m'ennuie si les corps des acteurs se bornent à accompagner les mots qu'ils disent. un corps auxiliaire- qui se contente de "tracer" la trajectoire des mots - me semblait " appauvrir" l'expression. J'ai donc demandé aux acteurs de séparer leur corps de leur discours" indique Toshiki Okada dans le programme.
The sonic life of a geant tortoise saisit un "mal" contemporain , là où l'ennui et le désir entre en collision. Dans We are the undamaged others, le temps nous semble davantage étendu voire disloqué que dans le premier. Est-ce en rapport avec l'horloge bien visible sur un panneau blanc ? On songe à Pérec, si pour le premier ce sont Les choses ici on pourrait sous-titrer la pièce : tentative d'épuisement ...Mais ona beau trouver le travail d'Okada original et riche, cette année, c'est l'ennui qui gagne. Pourquoi ? est-ce le fait de déjà connaître ses singularités ? une mauvaise représentation ?
www.kfda.be tél. : 070/222 199
Inscription à :
Articles (Atom)



